Nous avons dc change de plan en arrivant a Quito, et ne sommes pas alles bosser ds le projet initialement prevu. Nous ne regreterons pas, car nous apprendrons en parlant un peu avec des locaux, que ce projet communautaire n etait qu une belle blague, et que ts les revenus generes par le tourisme "authentique" n etaient absolument pas redistribues... Encore de la belle corruption!
Bref nous avons dc integre l equipe de l association "
Chicos de la Calle".
Cette fondation a pour vocation de s occuper de tous les enfants de Quito qui travaillent ou vivent plus ou moins ds la rue. Ils ont donc cree qq centres voues a etre des lieux d accueil pour ces enfants, mais aussi des lieux de repos, d ecoute, d aide scolaire, d "infirmerie".
Mais le projet encadre et reglemente egalement leur travail dans la rue (cireurs de chaussure pour les garcons, les filles elles aident leur mere a la maison). Parce que finallement ces enfants (de 5 a 18 ans) sont une source de revenu suplementaire mais indispensable pour leur famille et il n y a pas reellement d autre solution que de les laisser travailler. Chaque enfant doit alors detenir une carte pour etre considere comme un "petroneros".
Seance de devoir au terminal terrestre (centre de Marie)
La fondation a bcp d autres projets parallelement a ces centres : une ecole gratuite pour les plus pauvres, un projet tourne vers les sport (Adri participera a 2 entrainements de foot)...
Cours de l ecole gratuite "La Taula"
Nous, nous serons donc chacun affecte dans un centre different.
Marie s occupera essentiellement de petits, entre 5 et 12 ans, en majorite indigenes. Elle s impliquera surtout ds le soutien scolaire, car une fois de plus, le niveau scolaire est tres bas.
Adri, lui se retrouvera ds un centre bcp plus difficile car avec une majorite d adolescents afros rebelles. Il passera dc plus de temps a lutter contre les menaces des grands envers les petits, contre le bruit incessant derangeant ceux qui veulent travailler, contre le port de couteaux...
Il aura donc une vision bcp moins positive que celle de Marie, car les enfants de son centre ne profitent pas du soutien qui leur est offert mais plus des infrastructures (jeux, tele, cuisine, toilettes) sans aucun respect vis a vis des autres !
Seance de "nettoyage" bien marrante a la fin de chaque journeeMais il faut aussi se dire que ces centres , meme s il ont parfois du mal a avoir une vraie vocation educative, permettent a ces enfants de ne pas trainer tte la journee ds les rues, d eviter de ne trop tomber ds la drogue et prostition.
Une belle experience donc, mais pas le meme coup de coeur que pour le projet effectue au Guatemala. Les enfants d ici sont bcp plus confrontes aux difficultes de la vie et perdent bcp de leur ignorance, de leur confiance, de leur tendresse...
Il faut aussi souligner qu environ un enfant de la fondation ou de sa famille meurt par mois pour cause de mal nutrition, mauvaise hygiene, manque de soins medicaux...
Cette insertion ds la vie des ses enfants nous aura dc permis de decouvrir les dures realites qui les entourent. Malgre tout le sourire et la gaite sont tjs presents... De quoi faire reflechir...